Le chef de l'opposition azerbaïdjanaise fait face à des « projets insidieux » en prison, selon ses partisans
- IHR
- 24 juin
- 2 min de lecture

Les partisans du leader de l'opposition azerbaïdjanaise détenu Ali Karimli ont accusé les autorités pénitentiaires de le soumettre intentionnellement à la torture psychologique dans le but de « briser sa volonté ».
Le président du Comité de défense des droits du Parti du Front populaire azerbaïdjanais (APFP) a annoncé sur les réseaux sociaux que M. Karimli, 61 ans, était systématiquement privé de sommeil dans sa cellule.
Le comité a déclaré que les responsables de la prison avaient placé M. Karimli dans une cellule avec un individu souffrant de graves problèmes de santé mentale, dont les chants forts et répétitifs la nuit empêchaient ceux qui partagent cet espace de dormir.
"Le régime pourrait avoir d'autres projets, plus sérieux et plus insidieux, contre la vie d'Ali Karimli, et cette situation fait partie de ce plan", a déclaré la commission.
Il ajoute que le gouvernement azerbaïdjanais est directement responsable de toute menace pesant sur la santé et la vie de M. Karimli. "Nous ne voulons pas que le nom de l'Etat azerbaïdjanais soit associé à des actes de terreur contre des opposants politiques", indique le communiqué.
M. Karimli et Mammad Ibrahim, membre de l'Assemblée de l'APFP, sont en détention provisoire depuis le 29 novembre 2025.
Les deux hommes sont accusés d'avoir tenté de modifier par la force l'ordre constitutionnel du pays. S’ils sont reconnus coupables, ils risquent jusqu’à 20 ans de prison.
Le gouvernement a lié ces arrestations à une enquête plus large sur Ramiz Mehdiyev, l'ancien chef de l'administration présidentielle. M. Mehdiyev a été assigné à résidence fin 2025 à la suite d'allégations de planification d'un coup d'État.
L'APFP a rejeté les accusations portées contre ses membres comme étant entièrement fabriquées et politiquement motivées. Plus tôt ce mois-ci, un tribunal de Bakou a prolongé la détention provisoire de M. Karimli jusqu'au 13 novembre 2026.
Les organisations internationales de défense des droits humains, dont Amnesty International, ont condamné ces détentions, les qualifiant de partie d'une campagne menée par l'administration du président Ilham Aliyev pour écraser l'opposition politique dans le pays.
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