L'Azerbaïdjan propose de permettre à la police d'ordonner des tests psychiatriques involontaires
- IHR
- il y a 18 heures
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Les députés azerbaïdjanais ont débattu d'un projet de loi qui permettrait à la police et aux procureurs d'ordonner des examens psychiatriques aux citoyens sans leur consentement.
Le projet d'amendement à la loi nationale sur les soins psychiatriques a été discuté par la commission parlementaire de la santé, mercredi 17 juin. Selon le projet de loi, une décision d'un procureur ou d'un fonctionnaire autorisé du ministère de l'Intérieur servirait de base juridique à une évaluation forcée.
Les partisans du projet de loi affirment que les mesures ne s'appliqueraient que lorsqu'un retard dans l'assistance médicale constitue une menace immédiate pour la personne ou son entourage.
Cependant, ces propositions ont suscité des inquiétudes sur les réseaux sociaux, les critiques avertissant que la loi pourrait être utilisée de manière abusive pour cibler les dissidents.
L’Azerbaïdjan a déjà fait l’objet de critiques suite à des allégations de détention psychiatrique involontaire. Des militants et des personnalités de l'opposition, notamment dans la République autonome du Nakhitchevan, ont affirmé à plusieurs reprises qu'ils étaient internés dans des établissements psychiatriques sans motif médical en raison de leurs opinions politiques.
Les autorités azerbaïdjanaises ont toujours nié ces allégations, affirmant que toutes les hospitalisations sont strictement fondées sur des nécessités médicales.
Le débat a également ravivé les souvenirs de l’ère soviétique, lorsque la « psychiatrie punitive » était systématiquement utilisée dans toute l’URSS pour faire taire les dissidents politiques et les critiques du régime.
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