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La télévision d'État hongroise s'excuse d'avoir « menti » après la défaite d'Orbán

  • IHR
  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture
La chaîne de télévision publique hongroise M1 présente des excuses sans précédent pour avoir « menti » au public après la défaite du Premier ministre de longue date Viktor Orbán.

La chaîne publique hongroise a présenté des excuses sans précédent à l’antenne pour avoir « menti » au public pendant des années, alors que le nouveau gouvernement du pays entame une refonte radicale du paysage médiatique.


Mardi 7 juillet, la principale chaîne publique, M1, a suspendu sa programmation régulière et diffusé un écran noir affichant un message écrit austère aux téléspectateurs.


"Les médias publics n'ont pas le droit de mentir", peut-on lire dans le message. "Nous nous excusons d'avoir fait cela toutes ces années ! Actuellement, les médias sont en train de se transformer pour devenir indépendants et fiables à l'avenir. Le service d'information a temporairement suspendu ses activités."

La chaîne a repris ses émissions le lendemain mais n'a pas diffusé ses journaux d'information programmés.


Cette décision dramatique fait suite au limogeage du directeur général de M1, Zsolt Németh, dans le cadre d'une restructuration plus large de la chaîne publique MTVA, par le gouvernement nouvellement formé.


Le nouveau Premier ministre hongrois, Péter Magyar, a qualifié cette diffusion de « jour historique » pour le pays.


"Aujourd'hui, la diffusion de propagande sur les plateformes médiatiques publiques a été arrêtée", a écrit M. Magyar sur la plateforme de réseau social X. "Ils ont menti la nuit, ils ont menti pendant la journée, ils ont menti sur toutes les fréquences. Maintenant, c'est fini."

Le parti de centre-droit Tisza de M. Magyar a remporté la majorité des sièges aux élections législatives du 12 avril, mettant ainsi fin à 16 ans de règne de Viktor Orbán et de son parti Fidesz.


Au cours de son mandat, M. Orbán a fait face à des critiques internationales persistantes de la part de l'Union européenne et des groupes de défense des droits pour avoir consolidé son contrôle sur les médias, le système judiciaire et les institutions publiques hongroises.


Une mission d'observation de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a conclu que les médias publics n'avaient pas réussi à assurer des conditions de concurrence équitables lors de la campagne électorale d'avril.


Dans son rapport post-électoral, l'OSCE a noté que les programmes d'information de MTVA avaient fait preuve d'un « parti pris manifeste » en faveur de M. Orbán et du parti au pouvoir.



 
 
 

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